Le jeudi 12 mars 2020 à Bujumbura, KIYO a organisé une Journée annuelle des clubs de paix pour capitaliser les bonnes pratiques développées tout au long de la mise en œuvre du projet « Empowerment social et économique des jeunes au service de la paix et de la cohésion sociale » financé par l’Union Européenne. Plus de 100 personnes y ont participé, entre autre des représentants d’autorités locales et nationales, des représentants d’ambassades ou d’organisations de la société civile.

 

Organisée en collaboration avec JJB et FVS-Amie des enfants – deux ASBL burundaises partenaires de KIYO – cette journée fut l’occasion d’échanger sur le rôle des jeunes dans la restauration de la cohésion et de la solidarité sociale de leurs communautés.

Après les discours l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Claude Bochu, suivi de celui de l’Ambassadeur de Belgique, Alain Van Gutch, un panel de discussion incluant les jeunes membres des clubs de paix s’en est suivi afin de mettre en lumière le pas franchi dans leur développement socio-économique ainsi que celui de leurs quartiers.

« Ma vie connait un véritable essor actuellement ; grâce au projet j’ai appris le métier de vannerie qui me permet de gagner mon pain quotidien » confie Raïssa Munezero, un jeune bénéficiaire du projet.

Fabrice Hasabimfura, un jeune d’un quartier ayant intégré le club de paix mis en place par le projet a renchérit : « Le projet nous a offert des espaces de rencontre, d’échange et de discussion entre jeunes. Plus encore, nous plaidons en faveurs d’autres jeunes auprès des autorités de nos quartiers à travers les cadres d’échange mixtes. » 

Ceux-ci sont des cadres de rencontre entre jeunes et autorités mis en place dans les quartiers pour assurer la pérennisation de bonnes pratiques développées par le projet. 

Les échanges et discussions de cette journée ont permis de recueillir l’opinion des représentants d’autorités publiques présents : « Le travail accompli à travers ce projet contribue à la protection de la nation toute entière contre d’éventuelles déviations dues au désœuvrement des jeunes. Les efforts fournis par les autorités publiques pour la consolidation de la paix ne pourraient qu’être réduits à néant s’il n’y a pas une implication concrète des jeunes. Une reconduction de ce projet ne serait que louable pour atteindre d’autres jeunes dans le besoin. » dixit Pascal Nshimirimana, Directeur Général au ministère de l’éducation, de la formation technique et professionnelle.

Les participants ont tous convergé sur le fait que tels initiatives sont à encourager car les jeunes constituent un réservoir abondant de forces et de volonté qu’une âme bien intentionnée pourrait exploiter pour bâtir un monde meilleur.