Ce 23 juillet à Bujumbura, KIYO a organisé un atelier sur l’inclusion professionnelle des jeunes en situation de handicap dans la formation et l’emploi. Près de 60 personnes d’univers différents y compris des représentants d’autorités locales et nationales, de grandes entreprises Burundaises, des associations d’entrepreneurs ou encore d’autres ONG intéressées par le sujet ont échangé sur comment intégrer les jeunes en situation de handicap dans l’emploi la formation.

Après les discours d’ouverture de l’Ambassadeur de Belgique, Bernard Quintin, suivi de celui de l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Wolfram Vetter, qui ont tous deux rappelé l’importance de l’inclusion des personnes handicapées dans le développement social et économique du Burundi et leurs engagements en la matière, KIYO a présenté le concept du handicap à travers les différents modèles de perception, son cadre légal et son lien avec la pauvreté.

 

 

Dans un second temps, KIYO a souhaité donner des conseils pratiques aux entrepreneurs et aux chargés de formation professionnelle pour intégrer les personnes handicapées dans leurs activités. Pour cela, il a notamment été recommandé de s’appuyer sur une double-approche « twin-track » qui applique à la fois des actions pour une prise en compte transversale et intégrée du handicap dans tous les programmes (disability mainstreaming) mais aussi d’adopter des actions visant spécifiquement les personnes handicapées pour leur permettre de participer et de bénéficier de ces programmes sur une base d’égalité avec les autres.

Cet atelier a été renforcé par des témoignages de deux jeunes intégrés dans le projet.

Noé, 24 ans, a eu un accident de football étant plus jeune qui n’a pas été soigné le handicapant de la jambe droite. Grâce au projet il a été formé en soudure. Il a expliqué que maintenant  « il peut vivre comme les autres personnes et est capable de répondre à ses besoins. Maintenant, il peut aussi ouvrir son atelier et aider les autres ».

Pour Jacqueline, 19 ans, atteinte d’une maladie étant bébé, elle a perdu l’ouïe.  Étant sourde-muette elle n’a jamais appris à communiquer et a toujours été isolée du monde, ses journées étaient vides. Elle est maintenant formée en boulangerie et elle a un emploi. Non seulement cette activité lui permet d’avoir des revenus et participer dans le ménage mais en plus elle explique que désormais « elle a une vie épanouissante avec une activité professionnelle qu’elle aime et des échanges enrichissants avec le monde autour d’elle ».